QUAND L’ART VIENT EN APPUI DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Cet article présente le projet de sculptures sur le giratoire de St Martin d’estréaux imaginé par Bruno Maillard

Nous avons tous en tête le terrible accident de car de St Martin d’estréaux, quand, en janvier 2005, un chauffeur d’autobus avait terminé sa course dans un fossé pour avoir aperçu trop tard le giratoire Sud de la déviation. En compléments des différentes mesures de sécurité mises en place, la DDE a souhaité proposer à un artiste d’aménager ce giratoire afin d’en faciliter la perception.

Ce projet a été confié à Bruno maillard. Ce dernier, installé dans le Nord, n’en est pas à son coup d’essai. Comme vous pourrez le constater en surfant sur son site, il s’est, au fil des ans, fait une spécialité des sculptures dans et autour des espaces publics. Ses projets l’ont aussi bien mené le long des autoroutes, comme l’A16 le long de la Côte d’Opale, que dans des églises (il a réalisé l’autel de l’église de St Omer) ou en plein de coeur de villes comme Marignane, où, déjà, il était venu travailler sur un rond point.

Il est aussi impliqué dans le domaine de la sécurité routière, ayant notamment participé comme membre actif au comité de pilotage du colloque "construire des routes pour une conduite apaisée". Il a ainsi réfléchi à une nouvelle conception de la route, comme le montre son article publié sur le site  www.design-public.net   "Une route qui dit ses calitées et ses limites"

La commande était simple : il lui était demandé de donner vie à ce giratoire en proposant des sculptures qui joueraient aussi un rôle sécuritaire en permettant une vision lointaine de l’ensemble. L’ensemble devant bien évidemment être inoffensif pour les automobilistes.

Voilà comment il décrit son projet :

"Mon but est de faire de ce giratoire un lieu habité. Je propose aux usagers une ambiance poétique et conviviale pour les toucher, pour éveiller leur attention, le jour et la nuit. Les matériaux utilisés ainsi que la conception de ces sculptures rendent l’ensemble inoffensif pour un véhicule traversant accidentellement le giratoire. Un système constructif économique, durable et pratique permet, après un éventuel accident, la reconstruction de l’oeuvre par les services de la DDE."

Quatre oeuvres ont ainsi été proposées :

  Auto n’entend ne voit ne parle :

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  Les mains escargots

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  L’absence

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  La cage

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Voici le plan d’implantation proposé sur le giratoire :

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A la vue de ces projets, comment ne pas imaginer que ces sculptures sont présentes afin de faire résonner en nous la potentielle violence que porte la route (la table sans ses convives qu’on peut imaginer avoir été emportés dans un accident, le bolide de métal qui ne peut ni ne veut s’intéresser aux humains) et nous inciter à modifier notre comportement (les mains blanches levées, symbole de l’exigence d’une halte à l’hécatombe routière). Ceci n’étant qu’une explication possible parmi d’autres.

Dès aujourd’hui, vous pouvez vous aussi réagir sur ses sculptures par le biais de Roanne7.

Et rendez vous dès le 30 Novembre, date de la mise en place sur site, pour le "vernissage" et l’ouverture de cette exposition, dont l’entrée ne vous coûtera rien, si ce n’est le plaisir du déplacement.

Nicolas Fontaine
Chef de Service Transports Infrastructures, DDE 42
Le 11 novembre 2006 sur le sit www.roanne7.net

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