LES VISAGES DE MENDE,POURCOI ?

          

       

Pour contraster avec la relative sévérité des lieux ainsi qu’avec le caractère massif et sombre des montagnes environnantes, j’ai conçu une sculpture gaie, claire et transparente.

Pour évoquer, d’une part, les habitations collectives toutes proches et, d’autre part, l’histoire médiévale de Mende, j’ai gardé ma première idée de « tour habitée » D’autre part cette composition verticale me semble très adaptée au paysage et à ses dénivelés.

Cette tour est habitée, autant que constituée, de dix-sept découpes d’acier laqué blanc, dix-sept visages que la ville m’a montrés pour me séduire.

 

Les visages de Mende se rassemblent par affinité sur chacun des cinq étages de l’ouvrage.

 

Le cinquième étage sera perçu de prime-abord de loin, il signale le caractère particulièrement sportif, jeune et dynamique des mendoises et mendois.

Le quatrième étage est « habité » par l’un des « projets phares » de la ville : Une université spécialisée dans l’étude du cosmos…

Le troisième étage évoque, à travers quatre conversations de nature et d’ambiance variée, la vie intime des habitants.

Le deuxième étage dit l’importance que la préfecture de la Lozère donne à sa présence sur les grands réseaux de communications mondiaux…

Le premier étage sera prioritairement perçu à courte distance. De caractère ludique, il évoque les spectacles, la culture, la joie de vivre… à Mende…

 

J’ai délibérément recherché un effet de foisonnement et de variété, autant pour servir un but informatif que pour provoquer un renouvellement permanent de l’intérêt à l’adresse des usagés qui passeront mille et une fois sur le rond-point des Fontanilles.

Les prédispositions du spectateur, les aléas de l’éclairage du moment, les interférences visuelles avec l’arrière plan, les déplacements plus ou mois rapides de l’œil aboutiront à un tri, à une sélection active de la part du piéton comme de l’automobiliste.

 

A l’argument selon lequel une sculpture intéressante est susceptible de détourner l’attention des automobilistes, je répondrais que la monotonie d’un parcours peut encourager la somnolence.

 

retour page d'accueil

A_flechesuite_n.gif (316 octets)